Partager l'article ! Brèves de sport - soirée de judo: Fin d’après midi, novembre, déjà très noir, petit patelin. ...
Fin d’après midi,
novembre, déjà très noir,
petit patelin.
le fourgon nous délivre
à la porte du dojo.
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le coin est désert,
est ce vraiment le bon jour,
ou le bon endroit ?
bizarre, le stress de compét.,
pourtant ce n’en est pas une.
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Le club nous amène,
mais ce soir c’est au delà,
représentation.
Tous jeunes, en sélection,
qualifiés pour la région.
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Les autres sont là,
d’habitude adversaires,
mais là confrères.
La plupart ceignent du noir,
je suis encore marron.
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Pourquoi suis-je là,
en ligne face à ces seniors,
est ce mon niveau ?
Hors de question de broncher,
l’idée même est saugrenue.
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Sur le tatamis,
un discours nous accueille,
une figure.
Certes cheveux grisonnants,
mais stature impeccable.
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On nous présente,
face aux judokas locaux,
venus nous tester.
Ils l’ont l’air bien décidés,
les combats vont être chauds.
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Ils pourront tourner,
pas nous, il faut enchaîner
les six randoris.
Echauffement collectif,
uchi-komi, et sueur.
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Premier Hajime,
un costaud, bras immenses,
je le fais tourner.
Nous sommes tous deux encore frais,
Le kumikata est dur.
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Mais quelques atouts,
il a deux têtes de plus,
je suis plus compact.
Centre de gravité bas,
Je passe sous sa garde.
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Je tente le coup,
planchette japonaise,
bref tomoe-nage.
Sacrifice réussi,
sourire crispé en face.
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Deuxième combat,
attaques des deux côtés,
même registre.
Des fauchages intérieurs,
des fauchages extérieurs.
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Il chute à peine,
disons un yuko poussif,
contrôle bien mes feintes.
Me place un tai o toshi,
une technique de jambe.
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Je pars à moitié,
en compétition réelle,
au moins waza-ari.
nous enchainons tous les deux,
avec plaisir mutuel.
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Fin du randori,
des sourires complices,
respect mutuel,
On aurait bien discuté,
Mais nous devons enchaîner.
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Troisième combat,
une vraie ceinture noire,
trapu, rapide.
Oui, plus technique que moi,
il va falloir bétonner.
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Il attaque fort,
son spécial uchi-mata,
il feinte à gauche.
Serrer, éviter le point,
passer au dessus du corps.
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Zut, je suis bloqué,
passe mon temps en défense,
le souffle devient court.
Le kimono dégouline,
l’allure se délite.
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Trois minutes, fin,
je salue avec respect,
tiré vers le haut.
Penser, après les combats,
quel dojo il pratique.
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Randori suivant,
peut être récupérer,
ceinture verte.
Passer mes balayages,
profiter des réactions.
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Drôle de débutant,
surement plus que vingt ans,
une tête de plus.
Je dois bien poser les bras,
imposer ma technique.
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Un beau gabarit,
il pèse bien dans les bras,
serrer la garde,
il bascule d’autant mieux.,
un peu de travail au sol.
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Esprit du judo,
utiliser sa force,
il est souple, évite.
Mutuel salut cordial,
sommes contents tous les deux.
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Cinquième combat,
un sérieux, on ne joue plus,
changer de rythme.
Guerre de kumikata,
de vrais poteaux en face.
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Un peu pénible,
il veut attraper mon col,
cherche la nuque.
Je suis plus petit que lui,
logique, il profite.
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Dommage pour lui,
un partenaire de club
à cette manie.
Je connais la parade,
Mais on y passe du temps.
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Plutôt physique,
surement peu esthétique,
très rentre dedans.
Cela fait partie du jeu,
d’abord un sport de combat.
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Nous tournons beaucoup,
à l’intérieur de limites,
mais sortons beaucoup.
Longue guerre d’usure,
peu d’actions à ressortir.
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Sixième combat,
souffle court, ruissellement,
Nos hôtes tournent.
Restons en première ligne,
les suivants nous font face.
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Il faut s’accrocher.
Que nous dirait le maître ?
Les bras sont raides.
Gérer une minute,
quelque temps pour réfléchir.
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Je sais ce qu’il dit,
quand tu rentres dans le dur,
monter la technique.
Impossible de forcer,
être plus malin que lui.
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Je sors le grand jeu,
fausses attaques sur la gauche,
blocages de jambes,
prise de col inversée,
passer en contre-attaque.
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Ouf, la fin sonne,
beaucoup de soulagement,
un peu de fierté.
C’est le salut collectif,
Tout le monde s’incline.
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Quelques murmures,
on les rappelle à l’ordre,
naturel, chez nous,
pas le genre de la maison,
pas de gestes excessifs.
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Le maître du soir
nous lâche quelques phrases,
félicitations,
conseils de préparation,
remerciements à nos hôtes.
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Direction douche,
dernier salut au dojo,
on se détend peu à peu.
Finalement me dis je,
J’ai peut être le niveau,