Vendredi 10 juillet 2009 5 10 /07 /Juil /2009 17:00

Réveil musical,

son du biniou, pur breton,

Le Floch, le maître.

                               

  A peine six heures trente,

brouillard, ce coin de Morvan.

 

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Sortons des tentes,

baskets durcies de rosée,

                                              pas très réveillés.

 

Est ce vraiment le mois d’août,

pourquoi avons nous si froid.

 

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Départ en douceur,

décrassage autour du lac,

niveaux disparates.

 

Des plaques de nénuphars

se dégagent des brumes.

 

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Le corps se réchauffe,

j’aime cet effort matinal,

odeurs de l’herbe,

 

quelques poules d’eau surprises,

paysages encore figés.

 

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Petit déjeuner,

sous la toile, confiture,

les guêpes débarquent.

 

notre tireur s’enferme,

épuration rapide.

 

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Un peu de répit,

mais combats avant l’heure,

pour le rab de pain.

 

Comme d’hab., victoire des lourds,

logique, plus de besoins.

 

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Huit heures, suite,

l’herbe est encore humide,

trop pour tatamis.

 

Nous prenons les canoës,

traversée du petit lac.

 

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Vogue en biplace,

en duo avec Daniel,

patron du Dojo.

 

Il est deux fois plus costaud,

mais je pratique dans un club.

 

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Nous équilibrons,

les algues sont écartées,

nous lançons un sprint.

 

Avant-bras déjà en feu,

jour à peine commencé.

 

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Neuf heures vingt, judo,

assemblage des tapis,

plein air, sur une toile.

 

Bien coller les jointures,

s’éviter les foulures.

 

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Assouplissement,

nos bras ont déjà ramé,

un échauffement léger.

 

nos exercices

font sourire les voisins.

 

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Stage, autre sport,

à côté de notre camp,

leurs voiles claquent.

 

Eux aussi se préparent,

à lancer leurs quatre vingt.

 

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Nos doigts de déplient,

se replient, en cadence,

chacun énonce,

 

trente quatre, trente cinq,

travail du kumikata.

 

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Ce matin, spécial,

travail de notre spécial,

notre préféré.

 

Le répéter, projeter,

quelques dizaines de fois.

 

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A droite, gauche,

oublier la technique,

partir plus vite.

 

Plus tard, pendant les combats,

enchaîner sans y penser.

 

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Onze heures trente,

évacuons la sueur,

plongeons dans le lac.

 

Pause, déjà le repas,

tous aux corvées, ambiance.

 

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Menu récoltes,

ceps des forêts du Morvan,

poulet de ferme,

 

fromages frais comme la rosée,

doigts encore noirs de mures.

 

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Sieste sous toile,

surchauffe sous double toit,

séance cartes postales.

 

Séquence bouffe perso,

soda, chocolat, gâteaux.

 

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Quinze heures, relance,

expédition en groupe,

on sort le royal,

 

un canoë dix places

une pièce de musée.

 

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On part sur canal,

un morceau désaffecté,

un long tunnel noir,

 

rires, frissons, bravades,

les benjamins se taisent.

 

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Effort collectif,

imaginez l’inertie

de cette barque.

 

Un écart du pilote,

et nous heurtons les rives.

 

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Retour, sec, au camp.

deuxième court d’art martial,

cette fois, Kendo.

 

En Kimono, un shinaï,

fait de lattes de bambou.

 

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Respect du maître,

champion de France en titre,

les mouches volent.

 

Nos sabres pourfendent l’air,

touchent l’imaginaire.

 

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Nos cris augmentent,

men, do, té, se raffermissent,

montrent la cible.

 

Plein soleil, les gouttes coulent,

sous les manches rugueuses.

 

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Art de précision,

seul compte la perfection,

il faut combiner,

 

l’intention, la volonté,

le geste,  le résultat.

 

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Exercices à deux,

même sans les armures.

le sabre parade,

 

les bouts frôlent les tempes,

dur, ne pas fermer les yeux.

 

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Daniel  circule,

nous prend en tête à tête,

corrige, bouscule,

 

encourage, motive,

toujours dans l’esprit du sport.

 

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Fin d’après midi,

rangement des tatamis,

douche dans le lac.

 

Période de temps libre,

peut être un peu fatigués.

 

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Je prend un kayak,

atteint l’autre berge,

cale le bateau,

 

pénètre dans une cour,

un seau de lait m’y attend.

 

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J’embarque le récipient,

calé d’un genou,

plonge la rame en douceur,

 

ramène le breuvage,

petit rituel du soir.

 

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Après le diner,

la veillée s’organise,

le froid tombe vite.

 

Nous restons collés au feu,

chants, Auffray, Valparaiso.

 

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Minuit, sans lune,

les conditions sont bonnes,

pour agir sans bruit.

 

Nous avons quelques bouteilles,

à lever du fonds de l’eau.

 

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A deux, Daniel, moi,

nous glissons un canoë,

le  long du canal.

 

Je le manœuvre, inquiet,

il remonte les pièges.

 

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A cette époque,

parler de gardes pêche,

donnait le frisson !!!

 

Nos prises sont nombreuses,

demain, menu poissons chats.

 

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Un grog mérité,

Déjà une heure trente,

duvet apprécié.

 

J’enfile trois pullovers,

encore un peu excité.

 

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Lever musical,

le biniou, sacré breton,

Daniel, mon maître.

                               

  déjà six heures trente,
    le footing du matin …

Par RENKU - Communauté : Le sport pour le plaisir
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